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Cet article rappelle l’histoire de la mère de Moïse (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), lorsqu’elle s’efforça de sauver son nouveau-né d’une mort imminente.  Il se concentre sur les versets de la sourate 28, intitulée Al-Qasas, même si l’histoire de Moïse est mentionnée dans d’autres versets également.

« Alors Nous révélâmes à la mère de Moïse : « Allaite-le.  Et quand tu craindras pour sa vie, jette-le dans la rivière.  N’aies nulle crainte et ne t’afflige pas!  Nous te le rendrons et ferons de lui (l’un) de Nos messagers. »  C’est ainsi que la famille de Pharaon recueillit (cet enfant) qui, plus tard, allait devenir pour eux un ennemi et une source d’affliction.  Certes, Pharaon, Haman et leurs troupes étaient d’impénitents pécheurs.  La femme de Pharaon dit : « (Cet enfant) sera une consolation pour moi et pour toi.  Ne le tue pas; il pourrait nous être utile ou peut-être le prendrons-nous pour fils. »  Ils ne pressentaient rien [de ce qui allait advenir].  Et le cœur de la mère de Moïse devint vide, au point où peu s’en fallut qu’elle ne divulguât tout; mais Nous renforçâmes son cœur pour qu’elle reste du nombre des croyants.  Et elle dit à la sœur (de Moïse) : « Suis-le! ».  Alors cette dernière observa [son frère] de loin sans qu’ils ne s’en rendent compte.  Puis, Nous fîmes en sorte qu’il refuse le sein de toute nourrice.  Alors (la sœur de Moïse) dit [aux gens de Pharaon] : « Puis-je vous indiquer une famille qui s’en chargera pour vous et prendra soin de lui? »  C’est ainsi que Nous le rendîmes à sa mère, afin qu’elle soit réconfortée et qu’elle ne s’afflige plus, et afin qu’elle sache que la promesse de Dieu est vraie.  Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. » 

(Coran 28:7-13)

Pharaon avait vu, en rêve, qu’un enfant, parmi les esclaves (i.e. parmi les Enfants d’Israël), allait s’élever et le renverser.  C’est alors qu’il ordonna que l’on tue tous les enfants mâles parmi les Enfants d’Israël.  C’est à cette époque que Moïse naquit.  Mais Dieu avait déjà décidé que cet enfant serait miraculeusement sauvé.  C’est ainsi qu’Il envoya ses ordres à la mère de Moïse.

Première leçon : Obéir à Dieu et avoir confiance en Sa promesse

Dieu commande deux choses à la mère de Moïse : allaite-le et dépose-le dans un panier, que tu mettras à la rivière.  Il lui donne deux conseils: n’aies nulle crainte et ne t’afflige pas (il te sera rendu et Nous en ferons un messager).  Des deux commandements, l’un est sensé (allaite-le), tandis que l’autre semble n’avoir aucun sens (jette le nouveau-né à la rivière!).  Mais la mère de Moïse n’a pas fait la difficile et choisi de n’obéir qu’à un seul des deux commandements.  Elle obéit à son Seigneur, tout en étant appréhensive (ce qui est normal), et c’est pourquoi Il lui donna deux conseils et lui fit deux promesses encourageantes.  La leçon que nous tirons de cette situation, c’est qu’en dépit des apparences, dans les situations difficiles, obéir à Dieu est toujours la chose à faire, même si ça peut sembler étrange ou contre-intuitif.  Il faut savoir prendre les bonnes décisions en respectant les commandements de Dieu et être convaincu, au fond de soi, que si l’on obéit à Dieu, on n’a rien à craindre et aucune raison de s’attrister, car la promesse de Dieu est toujours vraie. 

Deuxième leçon: des profondeurs de l’obscurité, Dieu peut faire émerger la lumière

Nul doute que les mères des garçons persécutés par Pharaon firent de nombreuses invocations, à Dieu, Lui demandant de détruire ce tyran.  C’est ainsi que Dieu fit en sorte que le garçon qui allait mener Pharaon à sa perte se retrouve dans sa propre maison.  D’une forteresse de mécréants (la maison de Pharaon), Dieu fit jaillir la lumière (le prophète Moïse).  Dieu protégea Moïse et quand Dieu protège quelqu’un, nul ne peut l’atteindre, peu importe à quel point il essaie.  Dieu fit en sorte que l’épouse de Pharaon, Assiyah, tombe en amour avec cet enfant « abandonné » et l’adopte.  Dieu répondit ainsi aux invocations des milliers de mères lésées par Pharaon.  Ses plans sont uniques et se situent souvent au-delà de notre compréhension.  Quiconque se retrouve dans une situation désespérée doit se souvenir que Dieu peut faire jaillir la lumière de n’importe où.

Troisième leçon: Quand le doute vous assaille, gardez confiance en Dieu

Le cœur de la mère de Moïse était meurtri, comme l’aurait été le cœur de n’importe quelle mère.  Elle fut d’ailleurs sur le point de tout révéler pour avoir ne serait-ce qu’une dernière chance de voir son enfant.  Mais se ressaisissant, elle choisit plutôt d’envoyer sa fille suivre discrètement le panier descendant la rivière.  La sœur de Moïse, Mariam, vit le panier se rendre directement dans la fosse aux lions, c’est-à-dire jusqu’au palais de Pharaon!  Elle s’approcha pour voir ce qu’il adviendrait de son frère et entendit dire qu’une fois recueilli, Moïse pleurait à en perdre le souffle sous l’effet de la faim, mais qu’il refusait toutes les nourrices qui tentaient de l’allaiter.  Elle alla frapper à la porte du palais et proposa les services de sa mère.  C’est ainsi que, grâce à la confiance qu’elle avait placée en Dieu, son enfant lui fut remis.

Quatrième leçon: Non seulement Dieu respecte-t-Il Ses promesses, mais Il donne encore davantage

Dieu promit à la mère de Moïse qu’elle serait réunie avec son fils.  Il lui donna deux commandements, qu’elle respecta.  Et, par Sa miséricorde et Sa générosité, Il lui rendit son enfant.  Ainsi, plutôt que de passer sa vie à cacher son fils pour qu’il ne soit pas tué, ils se trouvèrent, son enfant et elle, protégés par ces mêmes gens qui cherchaient initialement à leur nuire.  De plus, elle était maintenant une employée du palais royal et était payée pour faire ce qu’il lui était tout naturel de faire, i.e. prendre soin de son fils.  Non seulement Dieu remplit-Il Sa promesse, mais il lui donna encore plus.  Comme Il le dit, dans le Coran : 

« Et quiconque observe strictement ses devoirs envers Dieu, Dieu lui donnera une issue favorable et lui accordera Ses dons par des moyens qu’il ne soupçonnait pas. Et quiconque place sa confiance en Dieu, Dieu lui suffit. »

(Coran 65:2-3)

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